Journaux illustrés du XIX siècle

Revue de presse, chronologique, de journaux illustrés fondés au XIXème siècle

L'âge d'or de la presse
(1870-1914)

Après 1871 l'Europe entière, sauf la péninsule des Balkans, jouit d'une longue période de paix qui lui valut une grand prospérité. Ce développement économique allait de pair avec les progrès de l'instruction du peuple, avec ceux de la démocratie ; une clientèle considérable s'offrit ainsi aux journaux.

La science et l'industrie, en perfectionnant les machines, le télégraphe, tous les moyens de communication, leur fournirent les instruments nécessaires pour recueillir les nouvelles, augmenter le nombre des pages, faire face aux plus gros tirages.

La loi de 1881

Véritable code de l'imprimerie et de la librairie comme de la presse périodique. Elle supprimait le cautionnement et le timbre, facilitait la création des journaux, confirmait la conpétence du jury ; les personnes attaquées par les journaux possédait le droit de réponse.

Cette loi, une des plus libérale du monde, n'a subi depuis lors que des corrections insignifiantes. La principale eut pour objet d'attribuer aux tribunaux correctionnels les affaires de propagande anarchiste ; cette loi « scélérate », comme l'appelèrent ses adversaires d'extrême-gauche, fut motivée par les attentats de 1893-1894 et sert encore à punir les insultes contre les officiers. A part ce cas particulier, la loi de 1881 a subsisté entière, et les divers essais faits pour la modifier dans un sens plus rigoureux ont échoué l'un après l'autre.

Sans attendre le vote définitif de la loi de 1881, la presse parisienne prenait un essor nouveau. Elle eut comme trait dominant jusqu'à la fin du XIXe siècle la personnalité nettement accusée es rédacteurs. Ils étaient volontiers violents ; les grandes crises, boulangisme, affaire de Panama, plus tard affaire Dreyfus, fournirent une riche matière à leurs invectives.

Tous les partis trouvèrent
des défenseurs brillants :

Journalistes de droite comme Paul de Cassagnac, l'ennemi acharmé de la république, de la « gueuse », ou Edouard Drumont, le héraut de l'antisémitisme ; révolutionnaires bientôt alliés avec la droite, comme Henri Rochefort ; hommes de gauche comme Clémenceau qui, après avoir dirigé La justice, devint dans L'Aurore le plus vigoureux, le plus convaincant des « dreyfusard ».

D'autres organes, tout en faisant une large part à la politique, tenaient surtout à conserver ce cachet littéraire et mondain qui les rendait chers aux classes élevées. Le Figaro, plus puissant que jamais après 1870, était le journal « parisien » par excellence. Villemessant y régna jusqu'au bout, puis il eut des successeurs digne de lui ; les éditoriaux courts et vigoureux de Françis Magnard furent célèbres dans le monde entier. Le Figaro trouva un émule dans Le Gaulois, journal royaliste bien dirigé par Arthur Meyer ; celui-ci voulait avant tout plaire au « grand monde », mais il ne craignait point d'appeler dans sa rédaction une révolutionnaire de talent comme Sévérine. Le Figaro pendant l'affaire Dreyfus prit énergiquement parti pour la révision ; Le Gaulois, qui la combattait, put lui enlever une partie de sa clientèle conservatrice. Dans ces grands journaux la chronique parisienne, amusante ou sérieuse, avait ses maîtres, ses « maréchaux », un Henri Fouquier, un Bergerat. D'autres feuilles, sacrifiant à peu près entièrement la politique, se vouèrent à la littérature, surtout à la littérature érotique, voire même pornographique ; le succès de Gil Blas encouragea de nombreux imitateurs.

Les journaux graves, réfléchis,
politiques avant tout,

conservaient un public fidèle, soucieux d'être bien renseigné par des étides complètes et approfondies sur tous les sujets. Le Journal des Débats connut des difficultés financières qui font penser à celles du Times, mais il garda son prestige de feuille bien écrite, lettrée, académique. le rôle politique de premier ordre qu'il avait souvent joué passa au Temps. Celui-ci dut cette prépondérance à l'homme qui le dirigea depuis 1867 jusqu'à sa mort, survenue en 1914, à la veille de la guerre : Adrien Hébrard fut le Delane français, un Delane du Midi, joyeux, spirituel et sceptique. Ce caractère ne l'empêcha point de faire du Temps l'organe sérieux, respectable, aux nouvelles sûres, que désirait la grande bourgeoisie républicaine. « Soyez em...bêtants, messieurs », disait-il en souriant aux rédacteurs. Un de ses plus grands mérites fut d'assurer au Temps des correspondances dignes de foi sur les pays étrangers. Au cours d'une enquête organisée en 1902, divers journalistes européens, dans des réponses de forme polie, s'accordèrent à reprocher aux journaux français une ignorance grassière sur les autres pays ; tous firent une exception pour Le Temps. Des rédacteurs de premier ordre Françis de Préssensé, puis M. André Tardieu, furent chargés de résumer ces informations sur la politique extérieure. Sur l'intérieur ausssi Hébrad savait réunir des renseignements complets et soigneusement contrôlés.

Le Temps, organe des républicains modérés, fut un journal d'opinion aussi bien qu'un journal d'information. Le début du XXe siècle vit encore quelques fondations notables de journaux d'opinion. Jaurès parvint à faire de L'Humanité le principal organe socialiste. L'Action Française, avec Charles Maurras, représenta le royalisme intransigeant. Quant à L'Œuvre, ce fut d'abord un écrit personnel hebdomadaire, dans le genre de La Lanterne de Rochefort, composé par un journaliste vigoureux, Gustave Téry ; ses « manchettes » furent bientôt célèbre. C'est seulement pendant la guerre de 1914 que L'Œuvre devait devenir un journal quotidien, défendant avec esprit le parti radical.

Le Petit Journal
et Le Petit Parisien

Ces jounaux, par leur composition, par leur aspect, différaient de deux autres quotidiens parvenus aux grands tirages, et s'adressant exclusivement aux classe populaires, Le Petit Journal et Le Petit Parisien. Le fondateur du premier, Polydore Millaud était un financier habile et un excellent administrateur, digne contemporain de Mirès. Ils avaient d'ailleurs plus d'une fois travaillé ensemble : en 1849, comme la situation financière de Lamartine l'obligeait à faire du journalisme pour payer ses dettes, c'étaient ces deux personnages qui avaient fourni les fonds du Conseiller du Peuple rédigé entièrement par lui. En 1865, au moment où les directeurs les plus audacieux de la presse anglaise étaient fiers d'avoir pu faire vivre le journal à un penny, à deux sous, Millaud ne craignit pas de lancer Le Petit Journal à un sou. Il réussit vite, et près lui l'alliance entre Emile de Girardin, le maître journaliste, et Marinoni, le grand constructeur de machines, fit du Petit Journal une véritable puissance.

Bientôt un autre administrateur de grande envergure, homme d'affaire habile qui avait conquis en même temps une place impotante au Parlement, Jean Dupuy, fit prospérer Le Petit Parisien. Les deux rivaux reduisirent les articles de fond, les éditoriaux ; tous les deux multiplièrent les nouvelles brèves, claires, sur tous les faits du jour, mais principalement sur les fais sensationnels, procès, meutres, catastrophes. Tous les deux aussi comprirent l'importance capitale du roman-feuilleton : dans les semaines où commençait un nouveau roman, le tirage montait ou baissait de 50 à 80 000 exemplaires, selon que l'auteur avait réussi ou non à conquérir son public. Les romans policiers de Gaboriau avaient commencé la fortune du Petit Journal ; les Emiles Richebourg, les Xavier de Montépin, les Jules Mary devaient connaître une vogue semblable. Le public habituel de ces journaux voulait qu'on lui évitât l'ennui des polémiques violentes sur la polique du jour ; pendant l'affaire Dreyfus, Le Petit Journal prit ardemment parti contre la révision, tandis que Le Petit Parisien demeurait neutre ; le premier perdit beaucoup au profit du second. Tous les deux avaient commencé à deviner l'intérêt de leurs lecteurs pour les informations sportives ; tous les deux attachèrent avec raison une importance à l'organisation de la vente, aux heures des trains, au choix de nombreux dépositaires et sous-dépositaires.

La Croix et Le Pélerin

Un seul journal, d'un caractère tout différent, avait réussi à rivaliser avec Le Petit Journal et Le Petit Parisien, par l'emploi des mêmes procédés pratiques : c'était La Croix. Les Assomptionnistes comprirent de bonne heure l'importance de la presse ; Le Pélerin, bulletin de l'œuvre des pélerinages, devint depuis 1877, grâce à eux, un périodique militant ; puis La Croix, revue mensuelle, fit place à un grand quotidien en 1883, et la Maison de la Bonne Presse fut bientôt une gigantesque usine à périodiques, en même temps qu'elle aidait à la création des Croix régionales, qui arrivèrent à la centaine. la passion religieuse et politique, surexcité par les débats qui accompagnèrent l'affaire Dreyfus, donnait à cette œuvre une foule de collaborateurs bénévoles ; le départ des moines, sur l'ordre de Léon XIII, ne compromit point sa prospérité. vers 1904 on comptait plus de 10 000 Comités de la Bonne Presse, près de 50 000 « zélateurs », sans parler des pages du Christ et des porteurs.

Nouvelles feuilles parisiennes

Malgré ces progrès des journaux populaires, un observateur pouvait écrire au début du XXe siècle : « A l'encontre de ce qui existe aux Etats-Unis, une partie considérable encore de la population française échape à l'action de la presse. » Les choses changèrent entre 1900 et 1914, grâce à l'apparition de nouvelles feuilles parisiennes et au développement de la presse provinciale.

Les nouvelles feuilles parisiennes reprirent, en les perfectionnant, les procédés techniques et commerciaux qui avaient fait le succès du Petit Journal et du Petit Parisien. Elles s'inspirèrent surtout des méthodes américaines ; d'ailleurs le premier en date parmi ces journaux, Le matin, avait été fondé en 1884 par des citoyens des Etats-Unis. pour bien montrer qu'il renonçait à soutenir la politique d'un parti, le directeur, Edwards, fit écrire l'éditorial à tour de rôle par deux hommes de droite, Cornély et Paul de Cassagnac, et deux hommes de gauche, Emmanuel Arène et Jules Vallès. Les nouvelles furent précédées, à la façon de New-York, par des titres en grosses lettres. ce genre nouveau n'obtint d'abord qu'un succès médiocre, jusqu'au jour où Le matin passa aux mains de Poidatz, remarquable financier qui disposait de capitaux importants. il abaissa le prix de deux sous à un sou ; il se procura des nouvelles abondantes par un traité avec le Times ; enfin il mit le journal à six pages, ce que le Figaro seul avait tenté auparavant. on put ainsi, conformément à la formule américaine, compenser la faiblesse du prix de vente, inférieur au prix de revient, par les profits des annonces.

Bientôt Le Journal, après avoir débuté comme rival du Gil Blas, adopta les mêmes procédés que Le Matin ; il devint, lui aussi, une feuille à un sou, cherchant à intéresser la bourgeoisie comme le peuple ; tous les deux rivalisèrent bientôt pour les forts tirages avec les journaux de Marinoni et de Jean Dupuy.

L'écho de Paris, d'abord exclusivement littéraire, adopta les mêmes techniques, tout en devenant un organe politique nationaliste et conservateur. pour se procurer les informations anglaises, il conclut un traité avec le Daily Telegraph. Ce furent là les cinq journaux les plus répandus, ceux dont la réunion constituait ce que les gens de presse à Paris nommèrent le « consortium ». Grâce à l'accroissement continuel du nombre des lecteurs, Le Matin passait de 78 000 en 1899 à 285 000 en 1902, 483 000 en 1905, un million en 1913.

Le Petit Parisien ne s'était pas laissé distancer : tirant à 777 000 en 1899, il atteignait 1 180 000 en 1905 et 1 550 000 en 1913. A la veille de la guerre on signalait à Paris 41 quotidiens politiques, avec un tirage global de 6 millions, dont près de 5 étaient monopolisés par les cinq grandes feuilles du consortium. en France comme en Angleterre, comme en Amérique, les grand journaux se disputèrent lecteurs et abonnés à coups de cadeaux : polices d'assurances à Londres, concours avec prix à Paris, offres encore plus séduisantes et plus variées à New-York.

La presse de province

Nous avons indiqué maintes fois combien la presse de province demeurait arriérée. Plusieurs de ceux qui travaillèrent pour elle, royaliste comme Belleval, républicain comme Joigneaux et Gastineau, ont exposé dans leurs Mémoires quel souvenir fâcheux ils conservaient de la vie misérable réservée à cette profession. Les choses allaient changer après 1870. Le siège de Paris et la Commune, en isolant la France de sa capitale, forcèrent déjà la presse provinciale à ne plus demander chaque jour le mot d'ordre à Paris ; le développement de la liberté politique, l'émancipation du suffrage universel, la loi de 1881 contribuèrent aussi à ce réveil. Mais ce furent surtout les nouvelles méthodes techniques employées par les grands journaux régionaux qui assurèrent leur libération définitive. Chacun eut à Paris un bureau de rédaction, où l'on écrivait des articles de fond, où l'on recueillait des échos. Chacun eut un fil télégraphique à lui, un « un fil spécial », transmettant ce qui lui était envoyé par le bureau de Paris ou par les grandes agences. En même temps ols conquirent leur région en multipliant les éditions départementales ; chacune renfermait, avec les pages communes, une ou deux pages réservées à tel département, relatant les plus petits incidents qui pouvaient avoir de l'intérêt pour ses habitants. Afin de mener à bien ces entreprises, il fallut l'initiative et l'entregent de certains grands administrateurs, qui parfois joignirent à cette lourde tâche celle de rédacteurs en chef.

Ils réussirent d'abord dans le Midi, où l'on était loin de Paris. Citons seulement quelques exemples. A Bordeaux l'imprimeur Gounouilhou dirigeait depuis longtemps La Gironde, journal à trois sous, de tendance républicaine. En 1872 il inaugura La Petite Gironde, jounal à un sou qui, toujours administré par la famille du fondateur, eut depuis 1884 son agence parisienne, et peu après ses éditions départementales. A Toulouse, La Dépêche, après avoir assez longtemps végété, prit tout son développement sous Arthur Hue, le grand journaliste radical du Sud-Ouest, qui devait la diriger pendant plus de trente ans jusqu'à sa mort. Le bureau parisien de La Dépêche prit une importance considérable, surtout depuis que M. Maurice Sarraut, associé avec Huc, en devint le directeur en 1910. A Lyon, Le Progrès, fondé par un imprimeur en 1859, trouva un remarquable animateur dans Léon Delaroche, qui le mit à un sou en 1881 ; après sa mort (1897), sa famille sut continuer brillamment son œuvre. Mais entre 1900 et 1914 ce ne fut plus le Midi seul qui eut ses grands journaux. Dans toute les partie de la France les mêmes méthodes, jointes à une connaissance exacte des habitudes et des préoccupations locales, ont fait le succès de certains régionaux. Malgré la part considérable qu'ils réservaient aux informations, la plupart ont conservé un intérêt plus vif que les feuilles du consortium parisien pour la politique de parti.

De même qu'en Grande-Bretagnen c'est la presse de province qui fournit aux groupes de gauche, radicaux et socialistes, leurs organes les plus influents.

Ainsi la presse française en 1914 avait conquis des millions de nouveaux lecteurs. Mais la concurrence était devenue aussi âpre qu'en Grande-Bretagne ; la vente au numéro avait remplacé l'abonnement, et sans cesse il fallait s'ingénier pour conserver, en présence de rivaux toujours actifs, les annonces et les lecteurs.

Pages extraites du livre Le Journal
Origines, évolution et rôle
de la Presse périodique.
Par Georges Weill (1865-1944),
professeur à l’université de Caen.

Edition, La Renaissanssance du Livre - 1934
(Albin Michel)

  • Le Voleur

    Le Voleur

    N° 11 du Vendredi 10 Décembre 1858
    Fondée en 1828 par Charles Lautour-Mézeray avec Émile de Girardin. La publication paraît tous les cinq jours et emprunte à des écrivains comme Frédéric Soulié, Samuel-Henri Berthoud, Honoré de Balzac, etc. Le journal est aussi composé d'articles repris d'autres journaux.

  • Le Charivari

    Jeudi 19 Octobre 1899
    Fondé sous le règne de Louis-Philippe, par le journaliste républicain Charles Philipon, il devient rapidement un moyen de communication de l’opposition. Il ridiculise avec entrain la monarchie de Juillet et la bourgeoisie et fut souvent condamné par les tribunaux.

  • L'Illustration

    L\'Illustration

    N° 384 du Samedi 06 Juillet 1850
    Journal universel (selon son titre original) a été fondé d'après une idée du rédacteur en chef du Magasin pittoresque Édouard Charton, associé au journaliste Alexandre Paulin, à l'éditeur suisse Jacques-Julien Dubochet, lesquels apportent un financement, sans oublier le géographe Adolphe Joanne.

  • Les veillées Littéraires illustrées

    Les veillées Littéraires illustrées

  • Journal du dimanche

    Journal du dimanche

    N° 492 du Jeudi 17 Juillet 1862
    Journal hebdomadaire français d'actualité qui paraît le dimanche. Le premier Journal du dimanche, créé en 1855, a été publié jusqu'en 1902. Il paraissait deux fois par semaine. Aux alentours de 1900, il était de tendance républicaine, laïque, voire socialisante ; Jules Gondry du Jardinet était alors son directeur de publication.

  • Le Petit Journal pour rire

    Le Petit Journal pour rire

    N° 184
    Hebdomadaire paraissant le samedi. Dirigé par Charles Philipon, fondateur de la maison Aubert & Cie, du Charivari, de la Caricature. Il fait suite au Journal pour rire. La deuxième série (appelée Nouvelle série) débute en 1869. La troisième série commence au 1er trimestre 1881. Puis la La quatrième série qui se termine en 1904.

  • Journal amusant

    Journal amusant

    N° 4 du Samedi 26 Janvier 1856
    Publication hebdomadaire française créée par Charles Philipon le 5 janvier 1856 en 8 pages grand-in-folio et disparue peut-être en décembre 1933, soit après 86 années de publication. Il est le nouveau nom du Journal pour rire créé en 1848, il gardera d'ailleurs ce nom en sur-titre jusqu'en 1862.

  • Le Moniteur du Puy-de-Dôme

    Le Moniteur du Puy-de-Dôme

    N° 4 du Dimanche 19 Juin 1898
    Supplément illustré du dimanche
    Une exécution capitale à Tunis

  • Le Monde illustré

    Le Monde illustré

    N° 2104 du Samedi 24 Juillet 1897
    Hebdomadaire d'actualité français. Axé sur l'international et les chroniques impériales, magazine prudent voire conservateur à ses débuts. Dirigé par Achille Bourdilliat (1818-1882). Comprenant 16 pages publiées au format grand folio, vendu 30 centimes, ce périodique alterne textes et illustrations une page sur deux, proposant des gravures pleines pages, voire des doubles pages. Concurrent direct de L'Illustration, il est aussi deux fois moins cher.

  • L'Univers illustré

    L\'Univers illustré

    N° 964 du Samedi 13 Septembre 1873
    Il est lancé par l'éditeur Michel Lévy frères qui le positionne avec ses 8 pages au format 29 x 41 cm et son prix à 15 centimes, directement dans la lignée des périodiques de fin de semaine comme L'Illustration et le Monde illustré.

  • La Mode Illustrée

    La mode illustrée

    N° 21 du Dimanche 26 Mai 1907
    La Mode Illustrée fut tout au long di XIXème siècle une revue qui s'adressait principalement à une clientèle bourgeoise.

  • Le Hanneton

    Le Hanneton

  • Le Journal illustré

    Le Journal illustré

    N° 46 du Dimanche 14 Novembre 1880
    Il est conçu sur le modèle du Penny Illustrated Paper sorti en 1861 en Angleterre. Il est illustré de grandes gravures sur bois et traite de sujets magazine en huit pages. Il fait partie du groupe de presse du Petit Journal. Conçu pour concurrencer L'Illustration qui est vendu 75 centimes, Le Journal illustré est vendu 10 centimes. Il disparut quand le supplément illustré du Petit journal, illustré en couleur, appartenant au même groupe, le supplanta.

  • La Lune

    La Lune

    N° 29 du Dimanche 23 Septembre 1866
    En 1865, François Polo, libraire républicain qui édite des pamphlets contre l’empereur Napoléon III et ancien collaborateur du Nain jaune, fonde le journal La Lune en réponse à Polydore Millaud qui venait de lancer Le Soleil. En décembre 1867, le journal est interdit par la censure à la suite de la publication de deux caricatures, l'une représentant Napoléon III en Rocambole (n° 87), l'autre montrant le Pape et Garibaldi en lutteurs masqués (n° 89) : Polo est condamné et le journal disparaît le 19 janvier 1868.

  • La Petit Marseillais

    La Petit Marseillais

    N° 3 du Dimanche 27 Février 1898
    Quotidien régional édité à Marseille. Le journal a été créé à Marseille en 1868 par Toussaint Samat (1841-1916), fils d’un tonnelier de Mazargues devenu ouvrier typographe.

  • La Chronique Illustrée

    La Chronique Illustrée

    N° 13 du Dimanche 08 Novembre 1868
    Journal hebdomadaire fondé le 14 août 1868, dirigé par Alfred d'Aunay. Huit pages de grand format (36 x 55 cms). Fait suite au « Petit Figaro Illustré ». Disparaît le 21 novembre 1869

  • Le Grelot

    Le Grelot

    N° 705 du Dimanche 12 Octobre 1884
    Journal satirique républicain rédigé par Arnold Mortier. Illustré, avec une caricature coloriée en première page, quatre pages grand format, c'est un journal républicain et anti-communard qui fut l'objet de nombreuses poursuites de la part de la censure. Les principaux dessinateurs étaient : Bertall, Henri Demare, Alfred Le Petit, Hector Moloch et Pépin.

  • Le Sifflet

    Le Sifflet

    N° 30 du Dimanche 11 Août 1872
    Journal humoristique, satirique, qui a été publié à Paris sous la direction d'Arthur Lévy. Rédacteur en chef Michel Anezo.

  • La Science illustrée

    La Science illustrée

    Mardi 01 Janvier 1889
    Hebdomadaire. Adolphe Bitard, Louis Figuier et Élysée Reclus en sont les principaux rédacteurs. Largement illustré, ce périodique contient à partir de 1888 des nouvelles et romans à épisode. Les romans sont signés entre autres par Louis-Henri Boussenard, Jules Verne, H. G. Wells ou Albert Robida.

  • Le Petit Parisien, Supplément littéraire illustré

    Le Petit Parisien, Supplément littéraire illustré

    N° 688 du Dimanche 13 Avril 1902
    En 1900, Le Petit Parisien dépasse Le Petit Journal avec 1 million d'exemplaires par jour.

  • Journal des voyages

    Journal des voyages et des aventures de terre et de mer

    N° 206 du Dimanche 02 Décembre 1900
    Maurice Dreyfous et Georges Decaux fondent l'hebdomadaire le Journal des voyages et des aventures de terre et de mer. Il mêlait des récits réalistes de voyage et d'exploration à des fictions rocambolesques, le tout abondamment illustré, souvent de manière fantastique. Première série (1877-1896). Deuxième série (1896-1915)

  • La Caricature

    La Caricature

    N° 94 du Samedi 15 Octobre 1881
    Editeur fondateur Albert Robida. La Librairie illistrée, dirigée par Georges Descaux, puis Eugène Kolb et finalement Arthème Fayard frères.

  • Le Petit Echo de la Mode

    Le Petit Echo de la Mode

    N° 18 du Dimanche 30 Avril 1939
    Dénommé Le Petit Écho de la Mode de 1880 à 1955, puis Petit Écho de la Mode de 1955 à 1977 et enfin Petit Écho de la Mode / Femmes d'Aujourd'hui de 1977 à 1983.

  • Mon Journal, Recueil mensuel pour les enfants

    Mon Journal, Recueil mensuel pour les enfants

    Samedi 01 Mai 1897
    Mon Journal, Recueil mensuel pour les enfants.

  • Le Chat noir

    Le Chat noir

    N° 353 du Samedi 20 Octobre 1888
    Pour assurer la promotion du cabaret, Rodolphe Salis et Émile Goudeau créent la revue hebdomadaire Le Chat noir. Elle incarna l'esprit « fin de siècle » et avait pour collaborateurs les chansonniers et les poètes qui se produisaient dans le cabaret. Le Chat noir fut un des premiers à publier de petits articles de Jean Lorrain. On y trouve la signature d’auteurs célèbres comme Paul Verlaine, Jean Richepin ou encore Léon Bloy, le tout illustré par Théophile Alexandre Steinlen.

  • Le Figaro illustré

    Le Figaro illustré

    Périodique français, supplément annuel (1883-1889), puis mensuel du quotidien « Le Figaro »

  • Le Courrier français

    Le Courrier français

    N° 3 du Dimanche 16 Janvier 1898
    Littérature, Beaux-Arts, Théatres, Médecine, Finances. Sous la direction de Jules Roques, le Courrier Français devint l'organe satirique le plus représentatif de l'époque. Le journal représentait l'esprit léger et sarcastique du Paris fin de siècle et accueillit l'élite des dessinateurs qui se retrouvaient chaque soir au café du Rat Mort à Montmartre.

  • Gil Blas illustré

    Gil Blas illustré

    Fondé par Auguste Dumont dans les débuts agités de la Troisième République, Gil Blas emprunte son titre à l'Histoire de Gil Blas de Santillane (1715). À la suite de la mort d'Auguste Dumont en mai 1885, Gil Blas est repris par l’imprimeur Éloi Dubuisson qui crée le 30 mai 1891 un supplément hebdomadaire, titré un mois plus tard, le Gil Blas illustré. Vendu 5 centimes, comportant des illustrations originales en couleurs, il sert de prime aux abonnés.

  • Soleil du dimanche

    Soleil du dimanche

    N° 44 du Dimanche 01 Novembre 1903
    Hebdomadaire dominical français fondé par le baron Edmond-Louis-Roger Viot Bodson de Noirfontaine. Paris : Au bureau de la revue, 5 boulevard des capucines.

  • Le Petit Français illustré

    Le Petit Français illustré

    N° 1 du Samedi 02 Décembre 1899
    journal des écoliers et des écolières. Publié par Armand Colin. Destiné à la jeunesse, il se composait de récits en feuilletons. Les aventures du Sapeur Camember, La Famille Fenouillard, vie et mésaventures du savant Cosinus et les malices de Plick et Plock

  • La Terre Illustrée

    La Terre Illustrée

    N° 223 du Dimanche 10 Février 1895
    Hebdomadaire qui débuta en 1890. Il a pour axe central les récits de voyages, d'explorateurs mais aussi des romans feuilletons, la chasse, la pêche.

  • Supplément illustré du Petit journal

    Supplément illustré du Petit journal

    N° 217 du Dimanche 13 Janvier 1895
    En 1882, Marinoni prend le contrôle du journal, succédant à Girardin. Pressentant l'importance de la couleur, Marinoni fabrique en 1889 une presse rotative à impression polychrome, débitant 20 000 exemplaires à l'heure, ce qui permet, à partir du numéro du 29 novembre 1890 et les portraits du couple présidentiel Sadi-Carnot, d'imprimer en six couleurs la une et la dernière page du Supplément illustré.

  • Le Journal pour tous

    Le Journal pour tous

    N° 1 du Samedi 07 Avril 1855
    Supplément hebdomadaire illustré, Le Journal pour tous. De sensibilité républicaine, Le Journal connaît un bon succès, avec un tirage de 450 000 exemplaires à la fin du XIXe siècle. Fernand Xau rachète alors la revue littéraire Gil Blas qui a notamment publié Maupassant, Musset et George Sand.

  • La Mode du Petit Journal

    La Mode du Petit Journal

    N° 13 du Dimanche 27 Mars 1898
    Supplément hebdomadaire de la Mode du Petit journal. Il ne tire que quelques milliers d’exemplaires et est racheté par Charles Huon de Penanster.

  • L'Illustré national

    L\'Illustré national

    N° 24 du Dimanche 16 Juin 1901
    Hebdomadaire. Gérant V. Voinot puis Jules Tallandier. Publié aussi comme supplément illustré par de nombreux journaux régionaux et locaux

  • L'Assiette au Beurre

    L\'Assiette au Beurre

    N° 406 du Samedi 09 Janvier 1909
    L'Assiette au beurre se distingue de la plupart des autres feuilles humoristiques françaises par sa composition inédite : chaque numéro comprend majoritairement dessins et caricatures en bi- ou trichromie et pleine ou double page, avec un minimum de 16 pages illustrées. Régulièrement, un artiste se voit confier la réalisation d'un numéro sur un thème précis, ce qui fait de chaque livraison un véritable album.