La Conquête de l'Air du Petit Journal

La Conquête de l'Air

Prochaine parution, « Les feuilles volantes de la conquête de l'air » à travers le Petit journal.
Une publication des Editions Limitées, tirage limité, numérotés, commercialisation en avril 2016.


La Conquête de l'Air : 42 Numéros



Conquête de l'air du Petit Journal

21 ème  Année
Dimanche 28 Août 1910
Numéro  1032
ARRIVÉE DE LEBLANC, VAINQUEUR DU CIRCUIT DE L'EST

Le Circuit de l'Est, organisé par notre confrère le Matin, s'est achevé dans une apothéose. Plus de cinq cent mille parisiens attendaient à Issy-les-Moulineaux les concurrents. Ce fut un indescriptible enthousiasme lorsque Leblanc, le vainqueur apparut.
Un quart d'heure plus tard, Aubrun arrivait à son tour.
Il faut unir dans un même sentiment d'admiration les deux concurrents, les deux camarades, qui accomplirent avec une égale énergie cette grande épreuve.
grâce à eux, grâce à tous ceux qui la tentèrent avec eux, la France vécut une semaine dans la fièvre généreuse et saine des initiatives audacieuses.
Et, tout chauvinisme mis à part, il n'est pas un Français qui n'ait ressenti un légitime orgueil à constater qu'une fois de plus notre pays venait d'ouvrir des voies nouvelles à la science et au progrès.

L'incendie de l'exposition de Bruxelles

Une ménagerie dévorée par les flammes
A la panique causée par l'incendie s'ajouta parmi la foule qui, ce jour-là, se pressait à l'exposition, la terreur de voir les bêtes féroces de la ménagerie Bostock s'échapper.
Dès les premières alarmes, les dompteurs voulurent, en effet, les faire sortir de leurs cages et les conduire à l'abri. On le leur interdit.
On ne laissa sortir que les animaux inoffensifs. Les lions, les ours, les panthères, les crocodiles furent laissés dans leurs cages ou dans leurs fosses. La flamme, qui s'avançait comme un torrent, lâcha bientôt leurs grilles.
Alors les cris des grands fauves dominèrent le bruit des pompes, le formidable pétillement du brasier et la forte clameur de la foule. dressés contre les grilles, ils blâmaient à la mort avec de si grands rugissements que les plus lointains auditeurs frémissaient d'une angoisse obscure.
Puis au bout de quelques minutes, tout se tut : le feu avait fait son œuvre.